Lara Croft and the Guardian of Light

En surfant sur le PlaystationStore il y a quelques jours, je suis tombé par hasard sur la démo du dernier titre issu de la longue liste des jeux Tomb Raider, à savoir Lara Croft and the Guardian of Light. Sorti à la fin de l’été 2010, ce jeu était pour ma part passé totalement inaperçu, mais la démo disponible sur le PlaystationNetwork (PSN) m’a permis de rattraper mon retard en la matière.

Héritage

Grand fan des trois premiers Tomb Raider, j’ai voulu tout de suite en savoir plus. Tomb Raider III étant sorti en Novembre 1998, 12 ans séparent donc le dernier Tomb Raider auquel j’avais pu jouer de ce tout nouveau Lara Croft. Autant dire que techniquement, rien n’est plus pareil. J’éviterais donc les comparaisons évidentes. Mais que reste-t-il tout de même dans ce jeu des premiers volets des aventures de Lara ?

Aventures et Enigmes

La version d’évaluation disponible sur le PSN permet de jouer intégralement le premier niveau du jeu. On pourrait croire difficile de se faire une idée du jeu final avec un si court aperçu (environ 20 minutes), mais il n’en est rien. Le niveau est découpé en phase de combats, d’action intense et de réflexion. Dans la mesure où ce nouvel épisode est décliné sur les consoles XBox 360 et PS3, le jeu ne se destine pas uniquement à un public de joueurs confirmés (même si la difficulté semble être relativement haute). Ainsi, les phases de réflexion et d’énigmes propres à tout bon Tomb-Raider-like sont parfois placées dans des mini-donjons facultatifs. Libre donc aux joueurs pressés de ne pas les finir, ce qui les fera passer à côté d’un certain nombre de bonus bien utiles. Cependant, cela permet de proposer un jeu à plusieurs vitesse où le joueur choisit lui-même son rythme sans nuire à la narration.

Tout est une Question de Point de Vue

Ces dernières années n’ont malheureusement pas été marquées par la moindre sortie flamboyante d’un Tomb Raider sans défaut majeur et cela a nuit et continue à nuire considérablement à la licence. Cela a aussi permis à d’autres de s’insérer dans ce créneau laissé vacant. C’est le cas de la très bonne série des Uncharted de Naughty Dog sur PS3 qui a repris avec brio tous les codes établis par son ancêtre et les a amené à un autre niveau en terme de gameplay, tant dans les phases de combat que dans les phases d’exploration. Les derniers épisodes parus de Tomb Raider n’ont pas su relever la barre, c’est probablement là une des raisons qui ont poussé un changement d’angle de vue pour ce nouveau titre. Fini la vue à la troisième personne, Lara Croft and the Guardian of Light se joue en vue de dessus en 3D isométrique. Difficile d’ailleurs de ne pas voir un parallèle graphique avec le futur best-seller annoncé de Blizzard : Diablo 3. Eidos et Square Enix tenteraient-ils de surfer sur cette nouvelle vague avant l’heure ?

Nouveau Look, Nouvelle Identité

Avec le changement de gameplay mentionné ci-dessus, il apparaît évident que ce nouveau titre n’a plus grand chose à voir avec les précédents volets de la sage Tomb Raider et il était temps pour la licence de changer son identité en tirant les leçons de ses concurrents. Une des forces d’Uncharted est le charisme de son personnage principal, Nathan Drake. La plus grande force de Tomb Raider reste encore son héroïne : Lara Croft. Exit donc la dénomination Tomb Raider. Il y a fort à parier que le nom de Lara Croft sera désormais présent sur tous les futurs titres à paraître, comme cela fut le cas pour les films issus des jeux, même si un nouveau Tomb Raider a été annoncé fin 2010 (sans titre officiel pour le moment). Les premières captures de cinématiques laissent d’ailleurs entrevoir une ressemblance frappante avec les ambiances d’Uncharted 2 : Among Thieves.

Le Jeu

Pour en revenir précisément à ce Lara Croft and the Guardian of Light, le premier niveau laisse donc entrevoir des perspectives très intéressantes avec un rythme de jeu très soutenu. Mais ce qui a également attiré mon attention, c’est la présence d’un mode coopératif comme le montre la vidéo ci-dessous. Encore une fois, à la façon d’un Diablo, vous pourrez jouer avec un de vos amis chez vous ou via le PSN pour terminer le jeu ensemble. C’est constitue une raison de plus à l’utilisation de la 3D isométrique et donne une dimension sociale au jeu particulièrement attrayante.

La presse et les joueurs semblent avoir très bien accueilli ce nouveau volet de la vie de Lara Croft grâce à un gameplay original pour la série et une difficulté à la hauteur des attentes. Gageons qu’il y aura prochainement une suite.

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Les Chaînes de Télévision, les Séries et le Téléchargement Illégal

Dans le domaine du téléchargement illégal, on compte différents best-sellers dont la musique, le jeu vidéo et le cinéma. Mais le grand gagnant de ces dernières années est certainement le créneau des séries TV, principalement américaines. Lost, Grey’s Anatomy ou encore True Blood en ont fait les frais comme beaucoup d’autres titres en provenance des Etats-Unis. Bien que je sois contre le téléchargement illégal sous toutes ses formes (P2P, sites de téléchargement direct, échanges, …), je peux cependant comprendre pourquoi beaucoup de Français choisissent (plus ou moins consciemment, voire plus ou moins volontairement) de se mettre dans l’illégalité pour profiter de ces produits de divertissement.

L’Offre Télévisuelle et la Mise en Concurrence

Nos chères chaînes de télévision généralistes que sont TF1, France Télévisions ou M6 proposent de plus en plus de séries avec des thématiques diverses et variées, mais principalement policières. Ces séries se recoupent ou se suivent parfois afin de fidéliser un public formaté, ce n’est donc pas un hasard de voir une série comme Les 4400 débarquer sur M6 qui a porté The X-Files pendant neuf ans, ou toutes les déclinaisons des Experts ou des New York de Dick Wolf. Malheureusement, il n’y a que peu de créneaux à forte audience par semaine pour diffuser l’ensemble des épisodes d’une saison de série (généralement 13, 22 ou 26 épisodes) et le nombre de titres diffusés en est donc évidemment restreint, d’autant plus si l’on compte les incessantes rediffusions.

Toutefois, tout cela constituerait une offre certes limitée mais cohérente si les chaînes parvenaient à respecter les produits qu’elles diffusent. Il n’est pas rare de voir la diffusion d’une saison dans un désordre total, ne conservant pas l’ordre original des épisodes, rendant parfois certains événements complètement incohérents. La chaîne M6, notamment, est également coutumière de déprogrammer une série sans prévenir, la reprogrammant quelques semaines (voire souvent quelques mois) plus tard sans avertissement non plus. Ce fut le cas de la saison 6 de Bones, déprogrammée le mercredi 16 mars 2011 après seulement trois épisodes (reprogrammation a priori prévue pour début avril 2011, le vendredi soir).

La loi du marché entraîne aussi des comportements, certes logiques, mais embarrassants. Pour s’assurer une audience intéressante, des chaînes différentes n’hésitent pas à confronter plusieurs séries aux mêmes horaires, même si d’autres plages horaires dans la semaine l’éviteraient. Comment faire alors pour pouvoir suivre l’ensemble ?

Les Moyens de Rattrapage

Avec l’avènement d’Internet et des boîtiers de réception TV par ADSL, il est désormais possible d’avoir accès aux services de rattrapage ou de catch-up, qui permettent de voir ou de revoir gratuitement certains programmes jusqu’à une semaine après leur diffusion initiale. Ils s’appellent MyTF1, M6 Replay ou encore Pluzz pour France Télévisions. Pour des questions de droits, toutes les séries ne sont pas disponibles, mais beaucoup des grands titres sont représentés. En dehors de cela, il n’existe pas véritablement d’autre moyen légal de visionner gratuitement des épisodes de séries TV, exceptés quelques services exceptionnels et souvent confidentiels.

Passage à la Caisse

Du côté payant en revanche, l’offre est beaucoup plus fournie. La quasi totalité des séries TV sont désormais distribuées sous forme de coffrets DVD, voire Blu-Ray pour les plus récentes. La location via les boîtiers TV par ADSL s’est également ouverte aux séries les plus porteuses, comme Docteur House ou Grey’s Anatomy. L’achat d’épisodes à l’unité est également une solution possible sur les différents sites de vente de vidéos en ligne des chaînes de télévision (TF1 Vision, M6 VOD) ou sur des plate-formes comme iTunes d’Apple. Mais dans la plupart des cas, les prix pratiqués sont tout à fait prohibitifs et ne proposent pas toujours des versions originales sous-titrées que recherchent les fans les plus assidus (1,99 € par épisode sur TF1 Vision, soit environ 50 € pour une saison complète).

D’un point de vue purement marketing, ce prix pourrait se justifier pour une série largement diffusée à la télévision comme Docteur House. Les téléspectateurs ont ainsi pu découvrir la série gratuitement et investir à terme dans le produit s’il les intéresse, quitte à y mettre le prix. Mais comment justifier un prix de 52 € pour une saison complète d’une série qui n’aurait pas encore été diffusée en France (prix relevé en magasin sur le coffret intégral de la saison 1 de The Big Bang Theory) ? Difficile d’acheter un produit de divertissement à ce prix-là sans le connaître un minimum.

Hypocrisie des Ayant-droits

Les ayant-droits de l’audio-visuel ont fait pression sur les différents gouvernements français depuis 2006 pour faire adopter trois lois que sont les lois DADVSI, Hadopi et Hadopi 2. Ces lois visent à protéger les droits d’auteur et la propriété intellectuelle sur Internet et définissent également un volet répressif à l’encontre de l’internaute amené à télécharger illégalement.

Toutefois, à l’heure de la dématérialisation et de la disparition progressive des supports de stockage physique, on est en droit de se demander pourquoi ces fameux ayant-droits (maisons de disque et de production audiovisuelle, chaînes de télévision, etc…) n’incitent pas plus les internautes et les téléspectateurs à utiliser des moyens de téléchargement légaux en réduisant les prix ou en agrémentant leur contenu.

Une démarche relativement saine commence à s’instaurer dans le domaine musical avec des solutions légales fiables comme Deezer, qui permet d’écouter gratuitement avec quelques publicités 7 millions de titres. Éventuellement, pour 10 € par mois, les publicités disparaissent et vous pouvez également conserver la musique avec vous sur votre téléphone mobile ou lecteur MP3 type iPod Touch. Deezer rend le téléchargement illégal de musique illégitime. 7 millions de titres pour 10 € / mois, on est bien loin des 9,99 € pour 15 titres achetés sur l’iTunes Store ou des 15 € à la Fnac !

Mais voilà, des lois répressives existent désormais. Une solution de facilité qui ne laisse que deux choix possibles aux internautes : rester dans la légalité et ne profiter que d’un minimum ou franchir la ligne rouge et risquer de s’exposer à des représailles. Encore une fois, c’est au consommateur français de s’adapter à un modèle économique sur le déclin. Pourquoi des sites de vidéo à la demande gratuite comme Hulu n’existent-ils pas en France ? Le marché américain n’est pourtant pas si différent.

Conclusion

Même si je ne pratique pas personnellement ni ne cautionne le téléchargement illégal, il est aisé de comprendre pourquoi tant d’internautes décident d’aller piocher dans la base de données illicite mais gratuite du Net :

  • Pourquoi devoir attendre (hormis pour les questions de doublage) des mois avant de pouvoir visionner une série en France ? (Ceci est en train de changer pour certains titres très populaires, mais pas de façon gratuite, notamment sur TF1 Vision)
  • Pourquoi devoir subir un doublage de plus en plus bâclé et des traductions parfois tout à fait hasardeuses ?
  • Pourquoi ne pas pouvoir visionner une saison dans son ordre original ?
  • Pourquoi proposer des centaines de rediffusions d’épisodes vus et revus plutôt que de nous proposer de nouvelles séries de qualité ?

Xcode 4

Depuis que je me suis lancé dans le développement d’applications pour iPhone, Xcode a subit deux évolutions majeures, passant progressivement en version 3 puis, récemment, en version 4. Souvent décrié pour ses lenteurs et son manque d’ergonomie, Xcode 3 constituait cependant pour moi le meilleur outil de développement pour Mac OS X ou iOS, au même titre qu’Eclipse constitue le meilleur environnement de développement pour Java et bon nombre d’autres langages.

Xcode revient donc en version 4.0 pour la sortie très attendue d’iOS 4.3 pour iPhone, iPod et iPad. On peut dire qu’Apple a soigné son outil pour lui faire rattraper le retard qu’il avait accumulé face à ses concurrents. Le logiciel reste entièrement gratuit bien que son code source ne soit toujours pas diffusé, chose relativement normale pour Apple cependant.

Espace de travail unifié

A la manière d’Eclipse et bon nombre d’autres EDI, Xcode arbore désormais un espace de travail unifié intégrant l’ensemble des fonctionnalités de la version précédente et d’Interface Builder dans une seule et même fenêtre. Le gain de temps est considérable. L’interface a été clairement conçue pour les écrans larges mais cela ne constitue en aucun cas un problème puisque toute la gamme Mac actuelle est constitué d’écrans de ce type. Même sur un écran de MacBook Pro 15″, Xcode garde tout son potentiel et gagne énormément en ergonomie et en productivité avec ce mode d’affichage. Certains comme moi seront peut-être un peu perdus au début ou déroutés par le fait que certaines fonctionnalités aient été déplacées, mais dans l’ensemble tout cela va dans le bon sens.

Dans les critiques que l’on pouvait reprocher à la version précédente, on parlait régulièrement de la difficulté d’accès de la documentation en ligne. Xcode 4 en fait un lointain souvenir en intégrant dans le volet droit de son interface une zone d’aide contextuelle avec des liens vers les classes concernées par la position du curseur incluant notamment des références aux exemples fournis par Apple y faisant appel. Très très pratique.

On notera également l’ouverture automatique des fichiers sur simple clic, qui peut surprendre au premier abord, mais s’avère très pratique et permet aux utilisateurs du Magic Trackpad ou d’un MacBook de ne pas « déraper » en voulant ouvrir un fichier spécifique.

Nouvelles fonctionnalités

La Jump Bar

Déjà utilisé par d’autres, cette barre contextuelle se situant au sommet de la zone d’édition permet d’accéder en quelques clics à tous les fichiers et ressources du projet. L’affichage du volet de gauche de l’arborescence du projet en devient vite inutile pour les utilisateurs expérimentés. Cette Jump Bar permet également d’accéder directement aux variantes localisées des différentes ressources du projet.

Fix-It

Xcode 3 permettait déjà d’afficher les avertissements directement sur la ligne concernée, ce qui évitait de se mélanger les pinceaux quand un grand nombre d’erreurs subsistait à la compilation. Xcode 4 va plus loin en proposant carrément, lorsque cela est possible, une solution de remplacement pour corriger immédiatement l’erreur ou supprimer l’avertissement du compilateur. Cette pertinence des résultat va même jusqu’à identifier des variables mal orthographiées et proposer un remplacement par leurs équivalents valides les plus proches. Très efficace cette fonctionnalité permet un gain de temps et offre une assistance supérieure auprès des débutants.

Nouveaux compilateurs et debugger

Apple supporte de nombreux projets Open Source depuis déjà de longues années, comme WebKit par exemple qui fait les beaux jours de navigateurs comme Safari bien sûr, mais aussi de Google Chrome. Apple fait donc partie des supports et contributeurs de LLVM.org. De fait, LLVM et LLDB deviennent respectivement le compilateur et le debugger officiel d’Xcode 4. Exit donc GCC pour la compilation, même si LLDB n’est toujours pas disponible pour débugger les projets iOS.

Apple prone la différence de performances de LLVM par rapport à GCC et, en effet, les projets se compilent bien plus vite. Reste à voir si les applications bénéficieront sur le long terme d’un gain de performances équivalent en situation.

Améliorations du support des outils de versioning

Utilisateur de SVN depuis longtemps, j’ai toujours eu du mal à faire fonctionner Xcode 3 avec mes référentiels. J’utilisais donc pour le moment SmartSVN pour cette tâche. Cela risque de ne plus s’avérer nécessaire avec Xcode 4 puisque le versioning a été grandement amélioré dans cette version. Il est désormais possible d’effectuer toutes les tâches classiques directement au sein d’Xcode, y compris les comparaisons de versions d’un même fichier. Cela marche à merveille et Xcode profite de l’expérience acquise par Apple sur Time Machine pour offrir une interface similaire pour la chronologie des modifications.

Les mauvais points

Ma découverte d’Xcode 4 n’a pour le moment pas déclenché de bugs à répétition ou de lourdeurs particulières. Une mise à jour de cet article interviendra peut-être si de nouveaux éléments apparaissent. On peut cependant noter deux ou trois points noirs pour cette nouvelle version.

Le poids

Xcode 3 n’était déjà pas léger avec ses 2,1 Go à télécharger pour la version fournie avec iOS 4.2, mais Xcode 4 explose ce score pour atteindre les 4,6 Go sur la balance. Autant dire qu’une bonne connexion est requise pour le récupérer. A ma connaissance, aucun autre environnement de travail n’est aussi lourd, même pas Visual Studio.

Impossibilité de modifier la barre d’outils

Les utilisateurs des logiciels Mac savent très bien qu’il est généralement possible de personnaliser une barre d’outils en effectuant un clic droit sur la dite barre et en glissant-déplaçant les éléments souhaités à l’emplacement de son choix. Cela n’est plus possible avec Xcode 4 qui propose uniquement des éléments de base dont il va falloir se satisfaire. Construire un projet sans l’exécuter n’est plus désormais possible que par le menu ou le raccourci clavier adéquat. Dommage.

Conclusion

Malgré quelques petits défauts qui seront probablement corrigés dans des versions à venir, ce nouvel agencement des fonctionnalités est très réussi. Il est toujours possible de télécharger Xcode 3.2 avec le SDK d’iOS 4.3 mais, si ce n’est en raison d’éventuelles limitations matérielles, je ne vois pas ce qui justifierait à l’heure actuelle de rester coincé dans le passé. Xcode 4 est là, profitions-en !